et cetera ~ ~ ~

CøҼxisɫ

Toulouse, 25 décembre 2015, une camionnette
Mercedes-Benz 207 D – un Bremer Transporter.

 

 

Estaragne, Campbieil & Maou

Fait qui n’est pas rare, le pic Long, l’Estaragne
et le Campbieil sont riches en oxyde de fer.

Sans un entrainement sérieux ce tour est assez épuisant de par sa longueur et la nature du terrain, car on y rencontre pas mal de pierriers bien chaotiques et un dernier tronçon relativement décourageant car il donne l’impression d’être sans fin. Avec seulement 3/5 de la ballade prévue (voir l’article suivant avec le programme complet), ce tour est nonobstant absolument superbe ! Rien de bien difficile au menu, la première partie du pic d’Estaragne (3006m), au Campbieil (3173m) est plutôt facile. Puis pour aller jusqu’au Maou (3074m) il y a juste à un moment moment un pas de III (exposé), qui se passe bien sans encordement si on est un minimum téméraire. De là le Badet puis le Pic Long sont plus ou moins à porté de main… Lors de cette nouvelle tentative avec David C., encore une fois, je n’ai pas fait la traversée du Pic de Badet (3160m) au Pic Long (3192m) par manque de temps et de forces. Quoi qu’il en soit c’est partie remise, car il y a de fortes chances que je retourne dans ces environs !

Des photos sont disponibles ici ; (5-2) = 3 × 3000 m !

Uniforme et costume

Costume de joueur de golf, Club House Pau,
Uniforme, Musée de la Résistance et de la Déportation, Pau.

Étonnante similitude entre les costumes des joueurs du Pau Golf Club et les uniformes des déportés de la seconde guerre mondiale. Seule de fines bandes jaunes les distingue. Datant de 1856, d’après le site officiel c’est « le plus ancien golf du monde en dehors des îles Britanniques », mais comme ils l’écrivent « iles britaniques », ils parlent peut-être d’autre chose… ; -)

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Une seconde fois


Retour en images d’un voyage de 3 semaines en Chine.

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E-mei Shan

Voir la carte touristique détaillée (?),
avec en rouge le parcours effectué.

L’ascension du mont Emei (E-mei Shan, 峨嵋山) est une rude et fameuse expérience. C’est une des quatre montagnes sacrées bouddhiques de Chine, située à environ 140 km de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan. En partant d’environ 500-600 m d’altitude, du parking de Wuxian-gang et en passant par le temple (monastère) de Xianfeng puis celui de Xixiangchi, il faut pas moins de 50 km* de marche. La carte « ci-dessus » qui n’est pas du tout à l’échelle permet de se faire une idée de la chose, mais pour les temps nécessaires il faut se référer aux distances indiquées et non pas aux représentations non proportionnelles des parcours**.

Du premier au dernier pas on est sur des dalles de pierre taillées dans une très belle nature. Pour chaque mètre de dénivelé on escalade entre 6 et 7 marches sur des escaliers interminables. Si sur le coup c’est un peu violent et lassant il semble que l’avantage des marches d’escalier, outre l’évidente canalisation du public, soit que l’on récupère plus vite de l’effort important demandé. C’est moins fatiguant en bonne partie car on peut s’aider d’une belle main courant en béton avec un état de surface « fait main » imitant du bois. Celle-ci n’est uniquement absente sur quelques courtes portions de replat. Si la conception de la montagne comme un espace de liberté et d’improvisation en prend ici un sérieux coup, cette construction est néanmoins vraiment impressionnante, d’une envergure hallucinante, typiquement chinoise. Effectivement on a du mal à s’imaginer l’ampleur des travaux et de l’entretien que cela représente. Et dire que ces forêts sont à peu près occupées, habitées de la sorte depuis des centaines et des centaines d’années. C’est fou !

Quoi qu’il en soit ce parcours se fait très bien en deux journées et pour les plus sportifs peut-être même en une seule très grosse journée. Si c’est une superbe expérience, que je n’hésiterai pas à refaire pour passer plus de temps sur la route et monter moins directement en flânant pour apprécier les quelques chemins de traverse, découvrir plus en profondeur la faune et la flore (endémique) qui semble vraiment exceptionnelle, ainsi que plus profiter des cascades rencontrées et des superbes nuits dans des monastères d’altitude, il faut quand même préciser que le prix du ticket d’entrée***, assez incontournable, est vraiment exorbitant pour une conception « occidental » de la nature. Car la grande majorité du public vient à E-mei Shan pour la Joking monkey Zone qui une fois dépassée présente un nombre de randonneurs au mètre (kilomètre plutôt) carré tout à fait supportable.

* 50 km = 1,5 + 6 + 15 + 12,5 + 7,5 + 1,5 + 6.

• Wuxian-gang Park → Qingying Pavilon (710 m) : 1,5 km (certainement beaucoup plus ?)   // beaucoup de monde sur le chemin, monastère avec chambres à bon prix.
• Qingying Pavilon → Hongchunping : 6 km   // monastère, beau, petit, bon prix.
Hongchunping → Jiulao Cave : 15 km   // changement de type de forêt, monastère, assez grand, bonne ambiance vivante, dans une belle forêt, prix abordables.
• Jiulao Cave → Xixiangchi : 12,5 km   // monastère, belle vue, assez grand.
• Xixiangchi → Leidongping (2430 m) : 7,5 km  // changement de type de forêt – Belle zone avec de vieux rhododendrons.
• Leidongping → Jieyin Palace (2540 m) : 1,5 km  // parking et téléphérique sommital, beaucoup de monde, intérêt relatif (ambiance très « touristique »).
• Jieyin Palace → Jinding Peak (3077 m) : 6 km   // sommet pas très impressionnant car très grand (large), mais une belle vue lointaine par temps dégagé.

** Un autre chemin qui part de plus bas passe par le Baoguo Temple (550 m). On peut aussi passer par Wannian Temple (1020 m) qui semble être une route plus courte.

*** 185 Rmb en avril 2015 !

 

La Porte de l’enfer

« Just as the French impressionists were inspired by classical Japanese woodcut artists, in a similar way there is every possible reason for Western film directors to learn from the Japanese film, Gate of Hell, where the colours really serve their purpose. I would think that the Japanese themselves regard this film as a naturalistic film, in historical costumes, of course, but still naturalistic. Seen with our eyes, however, it seems like a stylised film with attempts at the abstract. »

Carl Theodor Dreyer à propos de Jigokumon (地獄門), Gate of Hell, de Teinosuke Kinugasa, 1953.

Rouler à vélo


Arrivée au phalanstère de Corbeil du jeune Indien
sur sa bicyclette Clément Luxe modèle 1897 achetée
à Laval qu’Alfred Jarry ne paiera jamais.

Da lontano era un’isola — De loin c’était une île,
Bruno Munari, 1971.

2014 en musique

Quelques disques remarqués en 2014 (par ordre alphabétique) :

– Swans – To Be Kind

– Andy Stott – Faith In Strangers
– Bohren and Der Club Of Gore – Piano Nights
– Current 93 – I Am the Last of All the Field That Fell – A Channel
– Cut Hands – Festival Of The Dead
– Grouper – Ruins
– Jozef van Wissem & SQURL – Only Lovers Left Alive Soundtrack
– Leyland Kirby – The Death of Rave – A Partial Flashback V-Vm
+ Intrigue & Stuff Vol 1-4
+ We Drink To Forget The Coming Storm

– Sleaford Mods – Divide and Exit
– St Vincent – St Vincent

 

+ Des rattrapages :
– Mendelson – Mendelson, 2013
– Mark Templeton, Jealous Heart, 2013
– Matias Aguayo – Ay Ay Ay, 2009 + The Visitor, 2013
– Moritz Von Oswald Trio – Fetch, 2012
– Ensemble Pearl – Ensemble Pearl, 2013

+ Et des découvertes :
– Oidupaa Vladimir Oiun ‎– Divine Music From A Jail, publié en 1999
– Pharoah Sanders – Karma, 1969
– Freddie Hubbard Ilhan Mimaroglu – Sing Me a Song of Songmy,
   A Fantasy For Electromagnetic Tape, 1971
– Nico – The End, 1974
– Family Fodder – Playing Golf With My Flesh Crawling – My Baby Takes Valium EP, 1979
– Idoli – Odbrana i poslednji dani, 1982

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Elle

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Une vie passée à l’écoute

Suite à la découverte il y a quelques années des leçons de musique de Curt Cloninger (A Life Spent Listening) j’avais projeté de faire un historique des musiques qui ont été les plus influentes dans ma vie. L’idée initiale de retenir trois artistes par tranches égales de 5 ans s’étant avérée difficile à arrêter (difficulté de choix mais aussi à simplifier ainsi les choses). J’avais mis de côté cette tentative jusqu’au moment ou j’ai découvert tout récemment une formule assez similaire du site Pitchfork (5-10-15-20) qui se focalise sur des enregistrements plutôt que des artistes.

Si il y a un déjà un petit bout de temps que l’idée me trotte dans la tête, l’imaginaire par la musique, loin d’être exhaustive ni même certainement tout à fait juste (ah la mémoire), ces espèces de plans quinquennaux retraçant de grands caps en musique dont les mystères et l’adoration persiste encore aujourd’hui. Donc : 1977+  5-10-15-20-25-30-35… ≈

1982 – Anne Sylvestre, Boby Lapointe, The Beatles
1987 – The Residents, Kraftwerk, Black Sabbath
1992 – Celtic Frost, Mayhem, François Bayle/Bernard Parmegiani
1997 – Mallikarjun Mansoor, Fayyaz Khan, Nikhil Banerjee – John Zorn
2002 – Alva Noto, Ryoji Ikeda, Throbbing Gristle
2007 – Crass, The Fall, Sun City Girls
2012 – Brian Eno, Swans, Neil Young, …

Il y a aussi quelques intemporels, qui m’ont toujours accompagné dès le plus jeune âge (grâce à un berceau familial riche) sans jamais faner : J.S. Bach, Glen Gould, Astor Piazzolla, Talking Heads, JJ Cale, Pierre Henri…

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