Hitchcock, Naruse — masques et têtes

<  Hitchcock, Naruse — masques et têtes

Alfred Hitchcock – (1949) Les Amants du Capricorne –Under Capricorn
Mikio Naruse – (1954) Le grondement de la montagne –Yama no oto

Depuis de nombreuses années, au fil des thèmes de mes recherches j’essaye de construire mes visionages cinématographiques par série dont le lien peut prendre forme plus ou moins arbitrairement avec les réalisateurs, les acteurs, les genres… ou bien encore les époques, les pays d’origine, etc. Que ce soit des films de genre comme les westerns d’Anthony Mann, les films de Gangster de Seijun Suzuki, des grands classiques d’André De Toth, William Wellman, Henry Hathaway, John Huston, Billy Wilder ou Vincente Minnelli, de tous les Lang Fritz, des Satyajit Ray et des Ritwik Ghatak, des Akira Kurosawa, Yasujiro Ozu et Kenji Mizoguchi, Jean Renoir et Max Ophüls, des mélodrames de Douglas Sirk ou bien des films du duo de Michael Powell & Emeric Pressburger, des documentaires de Joris Ivens, de Jean Rouch, de Johan Van der Keuken, les Rainer Werner Fassbinder, les Pier Paolo Pasolini, Joseph Losey… et bien d’autres, ainsi que des films contemporains de réalisateurs vivants comme Jean-Luc Godard, Werner Herzog, Luc Moullet, Apichatpong Weerasethakul, Jia Zhang Ke… Souvent se produisent des rencontres improbables, des ponts et des collusions entre ceux-ci. Dernièrement par exemple j’ai vu quelques films* terribles sur la survie, le désespoir et la résistance, l’avortement et le suicide où des têtes et des masques jouent un rôle particulier. Les photogrammes présentés ci-dessus en proposent un cas concret. Si je connaissais déjà l’image forte de la fameuse « tête réduite » sur le lit d’une Ingrid Bergman somnolente (oh grâce !), quelle ne fut pas ma surprise de la découvrir dans Les Amants du Capricorne (1949) d’Alfred Hitchcock – un film sous-estimé du maitre qui se passe en Australie – et d’enchainer d’une certaine manière avec les scènes d’une beauté incroyable du masque Nô d’un adolescent dans Le grondement de la montagne (1954) de l’étonnant et grand maître japonais du pessimisme Mikio Naruse. Une métaphore audacieuse se produit là mais sans la décrire je vous renvois aux images elles-mêmes.

(*) semaine n°3 (2014), derniers films vus :

[...]
– Akira Kurosawa – (1963) Entre le ciel et l’enfer –Tengoku to jigoku
– Alfred Hitchcock – (1944) Lifeboat
– Alfred Hitchcock – (1949) Les Amants du Capricorne –Under Capricorn
– Mikio Naruse – (1954) Le grondement de la montagne –Yama no oto
– Shohei Imamura – (1966) Le Pornographe (Introduction à l’anthropologie) –Erogotoshitachi yori Jinruigaku nyumon
[...]

Articles à mettre en relation (?) :

  1. Douglas Sirk – 4 films de la fin des années 1950
  2. Chronik der Anna Magdalena Bach
  3. Berge und Menschen
  4. Bassiès — Mont Ceint ou Pic de Girantès (2088 m)

 

une Réponse à “Hitchcock, Naruse — masques et têtes”

vin100


 

Fred I. Parke – (1974) Painted Faces, University of Utah
Fred I. Parke – (1974) Animated Faces, University of Utah

Laisser une réponse

Nom (requis)
Courriel [ne sera pas publié] (requis)
Site internet

XHTML: Vous pouvez utiliser ces tags : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


«

 
Sauf mention contraire, tous droits réservés pour les images, textes et médias © Vincent Meyer
Entrées (RSS) / Commentaires (RSS) - WordPress